salon du dessin 2016 – The passage of the Ford – Alexandre Gabriel Decamps

J’ai remarqué ce dessin, par les jeux de contrastes qu’il contient. Ceux de valeurs, mais pas que… c’est surtout l’évocation de la lourdeur des chevaux dans l’eau, elle fluide qui m’a attirée. On sent la force nécessaire pour avancer. L’eau particulièrement bien rendue.. avec quasi rien. Et cette espèce de bataille au pieds des chevaux. On est dans l’immobilité et le mouvement en même temps.

Je le regarde à nouveau et le trouve beau… la marche des chevaux évoque une avancée en diagonale alors qu’ils sont représentés bien horizontalement, le jeu de profondeur aussi, avec le flou au devant, les contrastes forts en second plan me plaisent. La justesse du trait. La couleur du papier. Je penserais presque à une économie de moyen mais en réalité non, il est très riche. Et les hommes.. l’un le corps tendu, jusqu’au fouet.. et l’autre plus relâché… jusqu’au fouet encore, qui regarde son partenaire.

Même les arbres, j’ai l’impression que le dessinateur a juste posé ses doigts plein de graphite pour les esquisser… mais non.

La justesse donne cette impression d’économie.. je crois.

Galerie Nathalie Motter Masselink <i>The passage of the Ford</i>

Alexandre Gabriel Decamps
Paris 1803 – 1860 Fontainebleau
The passage of the Ford

pen and brown ink, brown wash, traces of graphite
225 x 329 mm
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