Chanson, poésie de Louise Lafay

Chanson
Il est des sons frêles de cloche
Lançant un appel argentin
A ceux qui franchissent le porche
              Chaque matin.

Il en est dont la voix qui berce
Vibre jusqu’au profond azur,
En un long refrain de tendresse
               Sonore et pur.

Ou bien, quand le carillon sonne,
Il est des airs majestueux,
D’autres sous lesquels on frissonne,
                D’autres joyeux,

De vieilles chansons surannées,
Des saluts d’Avril et d’amour
Evoquant d’anciennes années…
                Puis quelques jours,

De délicates mélodies
Au thème plaintif et charmant
Dont on aime les harmonies
                 Infiniment.

Lorsqu’au couchant le ciel s’embrase
Il plane dans le soir sans bruit
Des airs de douceur et d’extase
                 Avant la nuit.

Il est aussi des glas, plus sombres
Que les plus funèbres des mots,
Dont la douleur se tord dans l’ombre
                  En longs sanglots,

Des sons de deuil et d’épouvante
Pleins de sourds  appels de la mort,
Avec la tourmente et l’attente
                   D’un autre sort…

Cloche bénie, allègre ou grave,
Vous en savez plus long que nous,
Vous narguez le destin qui brave
                    Nos désirs fous;

Votre musique nous convie
A rire ou pleurer tour à tour,
Symbole de deuil et d’amour…
                    Comme la vie…

               Croquis et intimités – Poésie – Louise Lafay 

Jeudi dernier,  j’ai rencontré une poète, danseuse. C’est parfois étonnant le hasard de la vie. J’espère la croiser à nouveau  🙂

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