Gregory Calibey

Voici un peintre que je ne connais pas. Né en 1959, je ne lui ai pas trouvé de site ou blog. Par contre, il est possible de voir ses peintures sur le net. En voici quelques unes.

Je crois qu’il serait intéressant que je m’interroge sur mes goûts. Je pourrais m’inventer un questionnaire, auquel je répondrais pour chaque peintre  dont les peintures me plaisent.

En attendant, voici quelques images de Gregory Calibey

A première vue, qu’est-ce qui me plait dans ce travail ? Qu’est-ce qui ressort de ces travaux et qui me touche ?

La matière, le style enlevé, comme posé négligemment.
J’aime le rendu très flou, ça c’est mon truc le flou. Un aspect pas fini, qui évoque plutôt qu’il ne dit. La peinture montre en effleurant, en ébauchant, juste ce qui est nécessaire. C’est quand même pas mal barbouillé ! 😀

La couleurs. Je crois que je suis surtout touchée par l’harmonie de couleur utilisée. Étonnamment, il est très dans les tons chauds mais rabattus, alors qu’habituellement je suis attirée par les associations froides de type bleu/jaune, ou bleu/terre. Ceci dit, j’ai du mal à voir ce qui me plait tant dans ces couleurs. Il faut que je les étudient sans doute plus.

La lumière. Il y a comme une lumière sous-jacente qui sort de ses peintures, qui éblouit, qui s’impose.

Le dessin est juste, et très réaliste. Il y a un côté dessinateur, quelques traits marquent les contours de corps.

Je crois qu’il y a souvent un contraste important, mais il faut que j’étudie pour bien le voir.

Côté sujet, je préfère ces peintures avec un seul personnage, et plutôt lorsqu’il s’agit d’une femme.
Sans doute, cette femme seule fait écho en moi, me touche et me parle. Une histoire s’invente ou résonne dans mon esprit. 
Tient, je remarque en chargeant les images que la fille ne regarde jamais le spectateur, elle baisse les yeux, tourne le regarde de côté. Elle a un air désabusé, mélancolique, triste ou abattue. On pourrait presque dire soumise, ou dans l’attente.

Celle qui me touche le plus :

Le fond et la fille  se mélangent, se désagrègent. Elle s’efface ou se fond, l’un recouvre et englobe l’autre. Ils se fondent.
Il y a la robe noire évidemment. Pour mon expo je voulais faire une peinture « la robe noire ». Il faut que je le fasse. Sans doute il faut que je travaille ce sujet pour m’en défaire. C’est drôle comment certaines choses sont tenaces, me marquent, et s’imposent inlassablement à moi.
C’est comme une intrigue, tant que l’histoire n’est pas terminée, elle revient.

Publicités

Une réflexion sur “Gregory Calibey

  1. Ce que j'ai remarqué immédiatement c'est comme tu le dis à la fin de ton article la posture du personnage et je me suis fait la réflexion que je n'aimais pas ça. Il manque le regard, et c'est ce que je préfère dans la peinture de personnages.Sinon j'aime bien aussi ce que tu cites comme qualités. J'ai l'impression que le parti pris qui amène le contraste est une couleur saturée (ou alors du noir) au milieu de couleurs rabattues, je n'ai pas étudié suffisamment pour en être sûre, je me trompe peut-être dans les termes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s